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Wedding Planner et Grossesse: mode d’emploi !

Wedding Planner et Grossesse: mode d’emploi !

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On est Wedding Planners et cheffes d’entreprises. Ok, ça, c’est compris. Mais on est avant tout des femmes et cela implique un certain nombre de choses. Parmi les choix qu’il nous faut faire, vient un jour celui d’avoir des enfants et quand vient le moment de prendre la décision, il est normal de se poser plein de questions. Surtout quand on a une entreprise à faire tourner ! Vous avez été nombreuses à me demander des informations sur comment gérer une éventuelle grossesse en parallèle de sa vie de wedding planner et j’ai donc été à la pêche aux infos auprès de 2 d’entre nous qui ont accepté de nous partager leur expérience. Découvre ici les parcours de Laura et Hélène.

Bonjour à toi et avant tout, merci d’avoir accepté de répondre à mes questions. Je peux te dire que tes réponses sont très attendues par les lectrices ! Commençons par le plus simple: peux tu te présenter brièvement ?

Laura: Hello Marie-Michelle ! Je m’appelle Laura, j’ai 31 ans et je suis à la tête de l’agence Idyllikreation depuis un peu plus de 6 ans. J’ai deux enfants, deux petits garçons, qui sont respectivement nés en Juin 2016 et Juillet 2018, soit en pleine saisons des mariages ! Voilà, comme ça, le décor est planté !

Hélène: Hello ! Moi c’est Hélène, j’ai 32 ans, et je dirige l’agence De l’Evènement Dans l’Air, depuis 7 ans maintenant.  J’ai une petite fille de 2 ans.

Dis moi, quel genre de maman es tu ?

Laura: Moi, je suis une maman cool. Très caline, très joueuse et un poil maman poule. Pour autant, j’essaie de ne pas trop les couver et de faire en sorte qu’ils apprennent par eux même et qu’ils soient le plus autonomes possible.

Hélène: Je suis une maman calme et câline. Je suis plus permissive que je ne l’aurais pensé (peut-être trop !). Je fonctionne beaucoup à l’instinct sans me poser trop de questions.

Wedding Planner et grossesse

Et c’est comment le quotidien de maman/entrepreneure et qui plus est, wedding planner ?

Laura: Eh bien, c’est du sport ! Les journées sont très rythmées. Cela m’a demandé une adaptation notamment pour mon premier que j’ai gardé avec moi jusqu’à ses 10 mois (allaitement oblige). Aujourd’hui la situation est encore un peu compliquée à gérer. Ils sont souvent avec moi tout les deux et je ne peux vraiment travailler que le soir. Avec la saison des mariages qui arrive, c’est un peu coton. Mais d’ici Septembre, mon ainé ira à l’école et mon cadet, chez la nounou 4 fois par semaine, ce qui devrait me laisser un peu de répit. Mais bon, avec un peu d’organisation, on s’en sort !!

Hélène: Je rejoins Laura: c’est assez sport, mais très agréable ! Je jongle entre pro/perso à chaque instant mais j’apprécie avoir beaucoup de temps avec ma fille et de pouvoir gérer mon planning. On a fait le choix d’avoir la crèche qui s’occupe d’elle 3 fois par semaine. Le reste du temps on le partage entre le papa et moi, ou on est tous les 3.

Reprenons depuis le début. Quand tu as eu ton/tes enfant.s tu en étais à quel point de ton projet wedding planner ?

Laura: Alors, j’ai monté mon agence en 2013 et j’ai tout de suite réussi à vendre mes prestations. Cela fait que quand mon fils est né en 2016, mon agence était déjà bien lancée. J’avais déjà tout mon réseau de prestataires et le bouche à oreille fonctionnait déjà très bien donc c’était parfait. Je suis tombée enceinte en Septembre et dès que je l’ai su, j’ai arrêté de signer des contrats pour la période de Juin/Juillet. Ceci dit, j’ai quand même honoré les contrats que j’avais déjà signés.

Hélène: En Juin 2017, la société avait 5 ans. Je venais de vivre une année 2016 très remplie (35 mariages tout confondus : deco, jour j, cérémonies + quelques évènements pro). J’étais donc en plein développement, sur une courbe qui s’accentuait de jour en jour.

En quoi la grossesse a-t-elle eu un impact sur ton business ?

Laura: Au niveau du chiffre d’affaire, cela a forcément été ralenti puisque j’ai pris moins de contrats. Mais pour le reste, ce ne sont que des impacts positifs. La grossesse et la maternité m’ont rapprochée de mes clients qui bien souvent ont des enfants. Cela permet de tisser d’autres liens. Et puis, une fois maman, on remet tout en perspective, on apprend à revoir ses priorité, à mieux s’organiser. Cela m’a vraiment fait évoluer sur le plan personnel.

Hélène: Aie aie aie, je ne pensais pas qu’elle aurait autant d’impact ! Physiquement, j’étais en pleine forme, une grossesse idyllique. Mais mentalement, je n’étais plus là ! Je n’arrivais plus à assimiler quoi que ce soit, j’étais dans ma bulle, complètement ailleurs. Et puis j’ai très mal anticipé la suite. Étant enceinte, j’ai peu communiqué pour ne pas trop remplir l’année suivante, sachant que j’allais être moins dispo. Et l’année de la naissance, j’ai eu du mal à re-communiquer, le temps de trouver mon rythme. Du coup, j’ai eu 2 années très dures côté business. Je ne regrette absolument rien, j’avais besoin de ce recul pour mon enfant. Mais s’il y a une prochaine fois, j’améliorerai certaines choses !

As tu joué la stratégie ? As tu calculé à quel moment il valait mieux concevoir ton enfant pour pouvoir accoucher hors saison ?

Laura: Pour mon deuxième ça a été différent. Alors qu’on s’était dit qu’on calculerait la date pour qu’il arrive en fin d’année, il se trouve que j’étais déjà enceinte et qu’il était prévu pour… début Juillet (Wouhou !).

Hélène: On y a pensé effectivement, mais c’est la nature qui gère et on ne peut rien faire pour planifier ça en fin de compte. Je voulais surtout au départ, ne pas être enceinte pendant la saison. Car je me connais, je ne m’écoute pas vraiment pendant les évènements. Je suis à fond et avec le stress et la charge de travail, j’avais un peu peur de mettre le bébé en danger.

Au contraire, peut être que tu as justement accouché pendant la saison? Comment cela s’est-il passé avec tes clients. Comment ont-il pris cette annonce ? Cela ne les a pas stressés ?

Laura: J’ai accouché en pleine saison à chaque fois mais mes mariés ont toujours agi avec moi avec beaucoup de bienveillance. Certaines mariées ont été plus stressées que d’autres mais je leur ai montré que j’étais là pour les accompagner jusqu’à la fin. Il y en a même une que j’ai appelée alors que j’étais à la maternité ! Mais tout s’est très bien passé vis à vis de mes clients qui ont été adorables.

Hélène: Du coup, je suis tombée enceinte en septembre, pour un accouchement en Juin. Il a fallu en effet prévenir les clients. Par « chance », j’ai pu presque tous les prévenir avant signature du devis afin qu’ils prennent leur décision en toute transparence. Et personne n’a refusé ! J’ai présenté la personne qui allait être à ma place le jour j pour 1 mariage qui était à quelques jours du terme. Tout s’est très bien passé !

Peut être aussi as tu vécu une saison en étant enceinte pour accoucher juste après ? Comment était-ce ?

Laura: Ayant accouché en Juin et en Juillet, j’ai démarré la saison en étant enceinte et personnellement, ça n’a été que du bonheur ! Je suis d’un naturel très jovial, optimiste et dynamique, mais la grossesse m’avait donné des ailes. Alors c’était génial ! 😎

Avais tu prévu un plan B (avec une consoeur par exemple) au cas où tu serais arrêtée pendant la grossesse ?

Laura: Je suis organisatrice, décoratrice et fleuriste et oui, j’avais prévu un plan B. Je savais que sur les mariages qui étaient proches de mon terme, je ne pourrais pas gérer les fleurs de dernière minute alors j’avais délégué cette partie à une de mes consoeurs.

Hélène: Au départ non, je me suis du que ça allait le faire, que j’allais gérer jusqu’au bout. Mais plus les semaines avançaient, plus je me rendais compte que je n’arrivais pas à bien travailler. Alors pour certains mariage, oui, j’ai missionné  certaines de mes conseurs.

En parlant d’arrêt: as tu bénéficié d’aides financières pour compenser ta perte de revenus ?

Laura: Oui, en tant qu’auto entrepreneure, j’ai reçu une aide de la part du RSI d’un montant d’environ 3 000€ entre l’accouchement et la reprise du travail.

Hélène: Oui un petit peu. Nous ne sommes pas trop « gâtés » sur ce plan-là, mais j’ai reçu une aide d’environ 3 000€ correspondant à l’allocation de repos maternel.

Pour plus de renseignements concernant les aides, n’hésite pas à consulter le site de l’assurance maladie.

As tu pris un congé maternité ? Si oui, combien de temps a-t-il duré ? Comment as tu géré la reprise du boulot avec bébé ?

Laura: Pour mon premier enfant, j’avais anticipé et pris environ 1 mois de repos après l’accouchement. Pour le second, qui était une surprise, je n’ai pas eu le choix que de reprendre car j’avais 2 mariages la semaine d’après. Cela a été compliqué. Il y a plein de choses qu’on ne prévoit pas forcément: la chute des hormones, le baby blues, les montées de lait, la fatigue. Toutes ces choses qui empêchent de faire tout comme on voudrait. Pourtant on doit faire avec et se donner à fond pour faire notre travail.

Hélène: J’ai pris le congé obligatoire de 44 jours avant le terme (même si faut bien se l’avouer, tu continues à suivre tes dossiers et lire tes emails) et 1 mois après. La reprise n’a pas été simple, surtout que mon bébé a fait un petit séjour d’hospitalisation juste après la naissance. Autant dire que plus rien d’autre ne comptait que mon bébé. Ma boite est passée très loin derrière dans ces moments-là, ce n’était pas du tout ma priorité. Et puis ensuite, on a du mal à quitter la maison. On reprend peu à peu le rythme mais ce n’est plus pareil. J’ai recommencé vraiment à fond lorsque mon bébé avait 2 mois et demi.

Si tu avais pu faire quelque chose autrement pour te faciliter la vie, ce serait quoi ?

Laura: Une partie de moi a envie de répondre que j’aurais mieux calculé mon coup pour que mes enfants naissent après la saison des mariages. Cela m’aurait permis de me poser et de mieux profiter d’eux à leur arrivée. Mais d’un autre côté, j’ai adoré le côté spontané de mes grossesses. Je suis comme ça, j’aime profiter des cadeaux de la vie ! Si j’avais un conseil à donner à celle qui liront, ce serait de bien s’entourer. J’ai eu la chance d’avoir une super sage femme qui m’a beaucoup épaulée et aussi un super mari très aidant. C’est cela qui fait la différence.

Hélène: Comme je le disais, je ne regrette rien de la façon dont s’est déroulée cette grossesse et la naissance, j’en avais besoin. Mais à l’avenir, je ferai beaucoup plus attention à mon discours pour la prospection/communication afin que cela n’entache pas de nouveau 2 longues années. Pourquoi pas avec quelqu’un pour me seconder sur ces parties-là par exemple !

Si vous voulez suivre les aventures de nos planneuses du jour:

Laura: Son site internet, son Instagram et son Facebook

Et toi alors, bientôt un projet bébé ? Cet article t’a-il aidé à y voir plus clair ? N’hésite pas à me le dire en commentaire.

À bientôt Les Planneuses !

 

 

 

 

 

 

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