Témoignages: Wedding Planner et salariée – Partie 1

wedding planner et salarié- les planneuses coach wedding planner

 

Ah ! Un petit article témoignages comme vous les aimez tant ! Beaucoup de celles qui voudraient devenir wedding planner se demandent si elles peuvent rester salariées à côté (au moins au début) et comment se passe le quotidien le cas échéant. Le fait est que je ne peux pas répondre à la question car cela ne correspond pas à mon parcours. J’ai donc fait appel à ma super communauté et t’ai dégoté 7 wedding planners/salariées qui vont te parler de leur expérience.

Pour que l’article soit digeste, il va être divisé en deux parties alors reste connectée pour ne pas en louper la suite.

Aujourd’hui, ce sont Ophélia, Anne-Clothilde et Stéphanie qui répondent à mes questions.

Peux-tu te présenter et nous dire depuis combien de temps tu es Wedding Planner ?

Stéphanie: Je m’appelle Stéphanie, je viens de voir passer mon 37ème printemps. J’ai ouvert mon agence en 2017 : je suis donc wedding planner depuis 3 ans maintenant.

Anne-Clothilde: Je m’appelle Anne- Clothilde, j’ai 31 ans et je suis Wedding Planner depuis 1an.

Ophélia:  Je m’appelle Ophélia j’ai 38 ans et cela fait maintenant 6 ans et demi que je me suis lancée dans l’aventure de Wedding Planner

Peux-tu nous expliquer les raisons qui t’ont poussée à garder/reprendre un emploi salarié à côté de ton agence ? 

Stéphanie: À vrai dire, je ne me suis jamais posée la question de quitter mon job de cheffe de projet pour devenir wedding planner, ayant cette chance d’être dans un milieu qui me permet d’organiser mon emploi du temps à ma guise.

Anne-Clothilde:  Même si je suis une jeune Wedding Planner, j’ai eu la chance de pouvoir me rémunérer dès la première année donc avant la crise je n’avais pas besoin de travail à côté. Mais depuis le déconfinement, je suis effectivement à temps plein à coté de mon activité de Wedding Planner. À cause de la crise du COVID, j’ai dû reprendre un travail à côté qui me permettre d’assurer mes arrières ainsi que ceux de ma famille. Maman d’une petite fille, on ne peut évidemment pas se permettre d’attendre que le coronavirus ne soit plus qu’un mauvais souvenir.

Ophélia: J’ai dû reprendre un emploi malheureusement à cause de tous les mariages annulés ou repoussés à l’année prochaine

 Dis nous, quel est ton autre métier et es-tu à temps plein dans ton job salarié ?

Stéphanie: Je suis cheffe de projet sur des sujets divers et variés pour une grande banque française, et ce depuis 2012. Mes missions m’amènent notamment à cadrer des projets d’organisation financière, former des équipes, en prenant contact avec des collaborateurs experts dans leur domaine et élaborer et suivre/faire suivre les planning/rétro-planning de mes projets.

J’ai choisi de mener de front, et à temps plein ces 2 jobs qui sont complémentaires, tant dans les automatismes que dans la façon de construire et conduire à terme les projets qui me sont confiés.

Anne-Clothilde: Je suis donc à côté, manager d’équipe de 5 personnes dans les cosmétiques. Ayant eu un parcours professionnel axé sur la beauté avant de me lancer dans l’événementiel, il était plus facile pour moi de trouver un travail qui soit en cohérence avec mes anciens postes.

Ophélia: Du coup, à côté je suis à temps plein comme Assistante Administration des Ventes dans une société spécialisée dans la vente de matériaux de bois. Rien à voir avec de l’événementiel ^^

wedding planner et salariée

Ton employeur est-il au courant de ta “double vie” ? Comment ça se passe ? As-tu pris des dispositions particulières avec ton employeur au niveau de tes horaires de travail par exemple ? 

Stéphanie: Oui, mon employeur est au courant de ma “double vie”, et cela s’est toujours bien passé. Mon manager direct m’encourage même sur les différentes formations que je suis pour me perfectionner dans le rôle de wedding planner, en gardant comme ligne de mire que je développe également des compétences utiles pour les missions qu’il me confie! Je n’ai pas pris de dispositions particulières par rapport à mes horaires de travail : comme je l’ai dit avant, j’ai cette chance d’être dans un milieu qui me permet d’organiser mon emploi du temps à ma guise. Cela me demande beaucoup de discipline, mais aujourd’hui, cela me convient.

Anne-Clothilde: Oui il est au courant et m’octroie des samedis dès que j’en ai besoin. C’est un peu compliqué je dois l’admettre. Jongler entre deux vies professionnelles et une vie de famille, on trouve finalement que très peu de temps pour soi. La journée je suis là-bas. Le soir je travaille sur ma com’, mon marketing, mes shootings et mes mariages à venir et le dimanche, je suis avec ma famille. J’ai la chance d’avoir un employeur compréhensif. D’avoir été très franche avec eux dès le départ m’a permis aussi d’acquérir leur confiance et du coup de faire des plannings qui correspondent à mon activité de wedding planner.

Ophélia: Je préfère garder cela secret, donc je n’ai pas pris de dispositions particulières au niveau de mes horaires

Deux boulots en un, ça doit être un sacré défi à relever ! Peux-tu nous décrire une de tes journées ou semaines types ? 

Stéphanie: En effet, c’est un sacré défi que j’apprécie vraiment de relever! Mes journées passent assez rapidement, j’avoue 🙂 Généralement, mes journées en semaine se divisent en 2 parties 

  • Entre 9h et 17h : je suis salariée, et je performe pour permettre à l’entreprise qui m’emploie de prospérer
  • Entre 20h30 et 23h30 : je suis entrepreneure, et je mets tout le nécessaire en place pour que mon agence prospère tout aussi bien qu’une grande entreprise.

Le week-end, je suis une auto-entrepreneure à temps plein… étant maman, je dois également veiller à ne pas empiéter sur le temps dédié à mes enfants et à ma vie de famille. C’est un rythme un peu dingue dit comme ça, mais hyper stimulant pour moi !

Anne-Clothilde: Voici la manière dont j’ai pu m’organiser :

  • Lundi je travaille non-stop avec une très courte pause déj (le soir je réponds aux mails et fais mes devis)
  • Mardi je suis de repos donc (si je travaille les samedis) je peux travailler sur mes mariages et sur mon SEO (référencement internet)
  • Mercredi je travaille que l’après-midi donc le matin je travaille sur ma com’ + marketing
  • Jeudi je ne travaille que le matin donc l’après-midi je travaille de nouveau sur mes mariages
  • Vendredi je travaille non-stop avec une très courte pause (et le soir je réponds à mes mails et travaille sur mes réseaux sociaux)
  • Samedi je travaille que l’après-midi (ou j’ai ma journée si je travaille le mardi) donc c’est ce jour que je peux faire mes RDV clients, mes visites etc…
  • Dimanche en famille. J’essaye de couper même si c’est difficile.

Ophélia: Le matin, je réponds à mes mails pro dès le réveil, si je peux je gère des RDVS avec des prestataires pendant ma pause déjeuner, et les RDVS clients c’est souvent le Week-end . Autrement j’arrive à communiquer dès que j’ai une pause ou après le travail avec mes clients sur WhatsApp, en bref mon agence est ouverte dès que je ne suis plus au bureau ^^ c’est du NON STOP

Trouves tu cela difficile d’avoir un emploi à côté de ton agence ou au contraire cela te rassure-t-il ? Penses-tu que ton emploi freine le développement de ton agence ou le soutient au contraire ? 

Stéphanie: Personnellement, je n’aurais pas envisager de me lancer sans bouées dans ce grand bain de l’entrepreneuriat. C’est très rassurant de savoir que j’aurai un salaire à la fin du mois, quoiqu’il arrive. Je me projette vers le futur plus sereinement. Cela me permet de réfléchir posément à toutes les stratégies pour le développement de mon agence. Même s’il est vrai que leur mise en place est plus lente, je ne vais pas le nier.

Le positionnement de mon agence et la possibilité de choisir d’accepter ou non un contrat ne sont pas une source de stress, je ne ressens pas cette épée de Damoclès du chiffre d’affaire au dessus de ma tête. Et j’apprécie cette sensation. Aujourd’hui, cela me convient… mais qui sait : peut-être que demain j’en voudrai plus!

Anne-Clothilde: Oui , je dois l’admettre, je suis moins réactive de fait.

Ophélia: Ça me rassure pour le côté financier, car je suis sûre d’avoir une paye à chaque fin de mois. C’est plus difficile à concilier en période d’évènements mais je trouve toujours le moyen de poser des jours avant et après l’événement. En ce moment, mon deuxième emploi est plutôt un soutien puisque je n’ai pas d’évènements avant 2021.

Wedding Planner et salariée - les planneuses coach wedding planner

Penses-tu toujours garder ces deux emplois ou espères-tu bientôt te consacrer entièrement à ton agence ? 

Stéphanie: Aujourd’hui j’ai trouvé mon rythme de croisière entre vie(s) pro(s) et vie perso. Je pense que je continuerai avec mes 2 jobs… néanmoins, petite confidence, je me suis toujours donné comme objectif de passer à 60% de temps de travail lorsque je signerai 6 contrats à réaliser sur la même année. Oui, je sais c’est bizarre comme deal, mais c’est hyper challenging et cela me motive grandement.

Anne-Clothilde: Non, bien sûr j’espère pouvoir en revivre comme avant !

Ophélia: Une fois cette crise sanitaire passée, j’aimerais pouvoir me consacrer de nouveau à plein temps à mon agence.

Si tu devais donner un conseils à celles qui nous lisent et qui se demandent si elles devraient garder ou quitter leur emploi pour se lancer comme Wedding Planner, que leur dirais-tu ? 

Stéphanie: Je leur conseillerais de réfléchir à ce qu’elles souhaitent vraiment pour elles, et quel est leur objectif de vie ? De ma fenêtre, je ne vois qu’un bout du ciel… et dans mon bout de ciel, je me voyais tenir mes différents rôles. Je savais que j’aurais besoin de temps pour me définir en tant qu’entrepreneur, pour définir le chemin que je voudrais faire prendre à mon agence. Donc voilà, ce n’est pas vraiment un conseil plutôt une réflexion à avoir avant de prendre la décision de garder ou quitter un job pour se lancer comme wedding planner.

Anne-Clothilde: Je dirais que se lancer entièrement en ce moment c’est pas le bon timing ! Et sinon quand ce sera fini, il faut bien penser que plus tu te libères de temps, plus tu travailles sur ta com’, plus tu as de demandes de devis et plus tu signes de contrats. Donc faut partir du principe que : qui ne tente rien n’a rien ! Donc osons et soyons audacieuses, ça payera !

Ophélia: Quand on se lance il est préférable de garder son emploi ou d’être à temps partiel le temps de se faire connaître.

Voilà pour cette première partie de l’interview. J’espère que cela t’a plu et t’apporte déjà quelques réponses quant à ta réflexion. Je te donne RDV très vite pour la suite de l’article où cette fois ci j’interrogerai de toutes jeunes Wedding Planners. En attendant, n’hésite pas à suivre le parcours de nos héroïnes du jour:

Cet article a 2 commentaires

  1. Flo

    Merci pour cette première partie.
    Les quelques réponses à ces questions permettent déjà de se faire une opinion.
    Je souhaite pleins de courage aux wedding planners en cette période.

    Hâte de lire la suite de l’interview

    1. Marie-Michelle

      Merci pour ton commentaire Florence !
      Je suis contente que l’article te plaise et je te dis merci au nom de toute la communauté des Wedding Planners pour tes encouragements.
      À très vite pour la suite de l’interview 😊

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