Témoignages: Wedding Planner et salariée – Partie 2

wedding planner et salariée- les planneuses coach wedding planner

Aujourd’hui, je te partage le parcours et le quotidien de 4 autres Wedding Planners qui ont fait le choix de gérer leur agence tout en conservant un emploi salarié à côté. Si tu n’as pas lu les 3 premiers témoignages, viens lire la première partie de l’article ! 

Je te laisse découvrir les témoignages de Nadège, Amandine, Raphaëlle et Marie-Hélène. Bonne lecture à toi !

Peux-tu te présenter et nous dire depuis combien de temps tu es Wedding Planner ?

Nadège: Je m’appelle Nadège et j’ai 34 ans. J’ai crée mon entreprise fin décembre 2019 et je me suis donc lancée en tout début d’année.

Amandine: Je m’appelle Amandine et j’ai 34 ans. Je viens de finir ma formation de wedding planner auprès de l’EFMM début octobre et je suis officiellement certifiée 🥳.  Pour autant, depuis cette année, je suis associée à une super agence de WP qui existe depuis 3 ans (L’Amande&Co) avec deux autres super Wedding Planners. Beaucoup de fois le mot « super » témoigne de mon enthousiasme je crois lol 😅

Raphaëlle: Je m’appelle Raphaëlle, j’ai 28 ans et j’ai créé mon agence « Permettez-moi » en novembre 2019, il y a donc moins d’un an !

Marie-Hélène: Je m’appelle Marie-Hélène, j’ai 32 ans. Je suis actuellement une formation Wedding planner/designer, un mix de présentiel et d’e-learning, parfait pour une reconversion en douceur tout en continuant d’être salariée.

Peux-tu nous expliquer les raisons qui t’ont poussée à garder/reprendre un emploi salarié à côté de ton agence ? 

Nadège: Les wedding planners ne sont pas recherché(e)s par tous les mariés, même si cela se démocratise en France. Je savais que je n’organiserai pas suffisamment de mariages dès la première année de mon activité, je ne voyais donc pas tout quitter du jour au lendemain. Et comme il était possible pour moi d’avoir un mi-temps, je me suis lancée de cette façon.

Amandine: En dehors de la raison principale et que la majorité des réponses va sûrement t’apporter est l’argent et l’absorption de mes charges mensuelles. Néanmoins, je vais demander à passer à 80% à partir de janvier.

Raphaëlle: J’ai conservé mon emploi salarié à côté de mon agence par sécurité. Une sécurité financière d’abord et une sécurité « morale », une tranquillité d’esprit (je suis assurée d’avoir un salaire à la fin du mois et cela me permet d’aborder les difficultés que nous rencontrons actuellement avec plus de « souplesse/recul »). J’avais vraiment des appréhensions à me lancer directement, sans savoir de quoi est fait l’avenir et j’aime le challenge !

Marie-Hélène: Garder mon poste à temps plein me permet pour le moment de sauter le pas dans l’entrepreneuriat : suivre une formation, prendre le temps de construire mon agence, travailler ma communication, mon identité visuelle, etc. J’aime me sentir en sécurité financièrement et surtout garder mon confort de vie actuel.

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 Dis nous, quel est ton autre métier et es-tu à temps plein dans ton job salarié ?

Nadège: Le temps de m’installer, de me faire connaitre, et de pouvoir gagner complètement ma vie avec mon entreprise, j’ai décidé de conserver mon travail d’origine (Psychologue dans l’Education nationale) mais à mi-temps. Comme ça j’ai du temps à consacrer à ma nouvelle activité, et j’ai une rentrée d’argent fixe.

Amandine: Je suis Cheffe de projets dans les ressources humaines à temps plein à La Défense

Raphaëlle: Je suis qualiticienne dans un établissement de santé. J’exerce ce métier à temps plein du lundi au vendredi au forfait cadre.

Marie-Hélène: Je suis en effet Pharmacien de formation, et travaille depuis 7 ans dans le monde de l’industrie cosmétique.

Ton employeur est-il au courant de ta “double vie” ? Comment ça se passe ? As-tu pris des dispositions particulières avec ton employeur au niveau de tes horaires de travail par exemple ? 

Nadège: Alors oui mon employeur est au courant et cela ne leur pose aucun problème tant qu’il ne s’agit pas de la même activité. Je peux travailler sur deux jours, voir trois maximum et les horaires ne sont pas très contraignants. J’ai aussi la possibilité de moduler mes permanences si j’en ai besoin. Ce qui me laisse du temps pour mes mariés et mon travail personnel.

Amandine: Une partie de mon équipe est informée. Il ne manque plus que mon manager et ma DG 😅 mais c’est mon objectif de la semaine prochaine. Pour demander à passer à 80% à partir de janvier. Je n’ai aucune assurance sur le fait que ce soit accepté. J’avoue que je préfère ne pas y penser le cas échéant….

Raphaëlle: Mon employeur n’est pas au courant de « cette double vie », c’est un réel souhait de ma part. Aucune disposition n’a donc été prise au niveau des horaires ou de l’organisation de mon travail par exemple mais encore une fois, c’est un choix.

Marie-Hélène: Mon employeur n’est pas du tout informé de mes aspirations professionnelles. Et je compte leur en parler qu’au moment où je partirai. Je ne souhaite pas montrer un quelconque signe de démotivation. Je travaille donc sur mon projet le soir (et la nuit 🙈) ainsi que les week-ends. Pour ma formation en présentiel, j’ai simplement posé des congés.

Deux boulots en un, ça doit être un sacré défi à relever ! Peux-tu nous décrire une de tes journées ou semaines types ? 

Nadège: Oui ce n’est pas évident tous les jours, mais c’est possible avec une bonne organisation. Voilà une semaine type :

  • Lundi matin permanence en établissement scolaire, l’après-midi est consacré aux rendez-vous clients et à l’avancement de leur projet.
  • Le mardi se déroule comme le lundi, réunion le matin, et l’après-midi est consacré à mon travail de wedding planner.
  • Le mercredi est la journée des enfants, je me libère uniquement en fin de journée pour des rendez-vous futurs mariés.
  • Le jeudi est consacré à mes établissements scolaires.
  • Le vendredi est consacré à mon entreprise le matin, et à mes clients l’après-midi.
Lorsque je n’ai pas de mariage, j’essaie de conserver mes week end pour passer du temps en famille. Je fais aussi des rendez-vous client en soirée et en week end si nécessaire.

Amandine: Je culpabilise de travailler pour l’agence alors que je suis payée par mon taf de l’autre côté donc j’attends le soir et le we pour répondre aux questions et/ou avancer sur les inspi etc… mais j’avoue que j’ai vraiment que 2 mois de recul. C’est encore peu tôt pour te faire un feedback plus complet.

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Raphaëlle: C’est parti, suivez-moi dans une journée type !

  • Le matin avant de partir au travail : Je travaille sur Permettez-moi, réponse aux mails, gestion de projets…
  • 9H00/10H00 : Une heure de voiture pour aller au travail, j’en profite pour passer tous les coups de fils nécessaires.
  • 10H00/19H00 : Je suis sur mon autre poste, je m’isole pendant la pause déjeuner si nécessaire.
  • 19H00-20H00 : Gestion de tout ce qu’il est possible de faire de la voiture.

Après manger : Je dine et c’est reparti pour Permettez-moi (je finalise ce que je n’ai pas pu terminer le matin-même). Si j’ai des évènements à organiser, j’y consacre une bonne partie de la nuit (et toujours avec plaisir, c’est vraiment important de le dire car c’est différent lorsqu’on est animée par un métier !).

Je travaille tous les samedis et le dimanche si nécessaire. Le rythme est intense mais cela en vaut tellement la peine, on ne compte pas ses heures quand on aime !

Marie-Hélène: C’est un rythme très prenant, sachant que mes horaires de salariée sont à peu près de 50h par semaine, et qu’en plus de la formation WP, je suis d’autres petites formations concernant l’entrepreneuriat et sans être encore officiellement lancée. J’ai également 2 mariages à organiser / décorer pour 2021 ! J’essaie de m’organiser en fixant un planning précis par semaine pour répartir les différents postes. C’est certain, les nuits sont plutôt courtes et je fais de grandes concessions également sur le plan personnel.

Tu t’es formée tout en étant salariée. Comment t’y es-tu prise ?

Amandine: J’ai posé 2 semaines de congés pour être à 100% dédiée à la formation.

Marie-Hélène:  Pour ma formation en présentiel, j’ai simplement posé des congés.

Trouves-tu cela difficile d’avoir un emploi à côté de ton agence ou au contraire cela te rassure-t-il ? Penses-tu que ton emploi freine le développement de ton agence ou le soutient au contraire ? 

Nadège: C’est un soutien financier, je me mets moins de pression pour trouver absolument des clients rapidement et ce côté là est confortable. Pour l’investissement dans l’entreprise ça limite forcément. J’ai moins de temps à consacrer à ma communication par exemple. Mais c’est rassurant, et l’objectif est que ça ne dure pas trop longtemps.

Amandine: C’est complexe comme question parce que j’aurais tendance à répondre « les 2 ». C’est évidemment rassurant pour la partie sécurisation financière mais tellement polluant au vu de ce qu’il y a à faire. Mon emploi du temps freine carrément le développement de l’agence. Au-delà d’organiser les mariages, j’ai toute la partie commerciale et administrative de l’agence à faire avancer. Et malheureusement c’est bien cette partie que je ne favorise pas. Pour le peu de temps que j’ai pour l’agence, je me focalise plutôt uniquement sur l’organisation.

Raphaëlle: Je dirais les deux. Je trouve cela difficile car le rythme est intense et je me sens parfois frustrée de ne pas réussir à atteindre tous mes objectifs de la journée, de ne pas être aussi disponible que je le voudrais, de ne pas pouvoir donner vie à mes projets aussi rapidement que je le voudrais, de ne pas pouvoir m’installer à mon bureau le matin pour travailler toute une journée sur ma société quand mon cerveau est rempli d’idées… Mais d’un autre côté, c’est une chance incroyable aux vues du contexte sanitaire et de la crise économique que nous traversons ! Cela me rassure énormément, c’est une sécurité et je suis soulagée, aujourd’hui, d’avoir pris cette décision au départ.

Évidemment, mon emploi freine le développement de mon agence, ce serait faux de dire le contraire… J’aimerais y consacrer beaucoup plus de temps et ne pas être tiraillée entre les obligations de ma société et celles de mon employeur, envers qui je suis engagée.

Marie-Hélène: C’est donc une année assez charnière car tout est à gérer en même temps, et il est clair que mon emploi à plein temps me freine dans l’avancée de mon projet, mais je ne me vois absolument pas me lancer sans avoir cette sécurité. C’est un choix que j’assume complètement, cela prendra forcément beaucoup plus de temps mais j’en ai pleinement conscience.

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Penses-tu toujours garder ces deux emplois ou espères-tu bientôt te consacrer entièrement à ton agence ? 

Nadège: Je souhaite d’ici 2 ans me consacrer uniquement à mon entreprise.

Amandine: Ma dead line est fin 2022. Si l’agence prospère assez je lâche mon job totalement. Le cas échéant, je ne sais pas lol

Raphaëlle: J’espère bientôt pouvoir consacrer 100% de mon temps à mon agence ! Aux vues du contexte sanitaire, les choses prendront sans doute plus de temps mais l’essentiel est d’atteindre le but final : que Permettez-moi raconte de jolies histoires tous les jours.

Si tu devais donner un conseils à celles qui nous lisent et qui se demandent si elles devraient garder ou quitter leur emploi pour se lancer comme Wedding Planner, que leur dirais-tu ? 

Nadège: Alors honnêtement je pense que cela dépend de leur caractère, de leur détermination, de leur travail actuel,  et de la possibilité ou non de conserver un mi-temps. Si elles travaillent 40h00 par semaine, et qu’elles ont une vie familiale ce sera très difficile, mais attention jamais impossible !

Ce qui peut coincer à mon sens c’est la disponibilité pour les clients. Un mi-temps peut être un juste milieu, je ne regrette pas ce choix. Se lancer complètement dans son entreprise peut être aussi une façon de se mettre un bon coup de pieds aux fesses et ne pas se reposer sur autre chose. En revanche il faut avoir les bases, une bonne formation, un capital à investir, un réseau, etc … Cela me semble compliqué de tout quitter sans avoir une petite valise au départ remplie d’accessoires indispensables.

Amandine: Je leur dirais de le faire au feeling et qu’il n’y a jamais de « bon moment ». Le tout est d’être soutenue pour pouvoir prendre cette décision en étant épaulée.

Raphaëlle: Renseignez-vous auprès de vos consœurs, leurs retours d’expérience aident beaucoup ! Et surtout, faites ce qui vous semble bon aux vues de votre situation personnelle : chaque parcours est différent et il n’y a pas de bonne ou de mauvaise décision. Quoi qu’il en soit, il y a des « pour » et des « contre » : le challenge, la sécurité financière, la tranquillité d’esprit, le rythme intensif et de l’autre l’assurance de mettre toutes les chances de votre côté, d’être dédié à votre activité, de prendre un risque… mais c’est le deal d’un entrepreneur et c’est tellement enrichissant !

Marie-Hélène: Je pense en revanche que c’est une décision propre à chacune. Le filet de sécurité n’est pas obligatoire pour toutes ! Chacune a son tempérament, ses finances, sa vie perso, … Démarrer sans emploi à côté est idéal pour se consacrer entièrement à son projet, rien n’empêche par la suite de reprendre un emploi si d’un point de vue financier, on ne s’y retrouve plus.
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J’espère que tu auras trouvé ces témoignages aussi inspirants que moi. Quant à la question “dois-je oui ou non garder mon job tout en montant mon agence de Wedding Planner”, je pense que tu l’auras compris, la réponse est: c’est à to de voir . Il n’y a pas de bon ou de mauvais choix. Tu dois uniquement faire le choix qui correspond le mieux à ta situation 😉

N’hésite pas à suivre le parcours de nos héroïnes du jour:

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